Ce concept ne vous dit peut-être rien, ou pas grand-chose… Les « soft-skills » sont pourtant aujourd’hui, et pour de nombreux recruteurs, des éléments déterminants au choix d’un candidat. Décryptage …

Les « Soft-quoi »?

Par opposition aux « Hard-skills », qui représentent toutes les compétences et aptitudes mesurables et vérifiables chez un candidat, les Soft-skills correspondent à des éléments plus abstraits, tels que les qualités humaines, la personnalité ou encore les savoir-être d’une personne. Quelques exemples ? La capacité d’écoute, l’esprit d’équipe, la créativité, la persévérance,  la patience, le sens de la négociation ou de la communication,  la pédagogie, l’empathie, le sens de l’humour, ou encore l’adaptabilité…

Bien que très pris en compte dans les entreprises Anglo-saxonnes, ces aptitudes le sont beaucoup moins en France. Les critères de recrutement sont en effet bien souvent principalement rattachés à des critères concrets, mesurables et vérifiables, tels que les diplômes, les langues et les expériences professionnelles.

Bien sûr, l’objectif d’un recrutement est de trouver un candidat dont les hard-skills, autrement dit les connaissances et compétences, répondent aux exigences du poste et aux missions demandées. Mais les soft-skills sont également un point déterminant du recrutement : ils représentent en effet un certain nombre de qualités personnelles et interpersonnelles, qui peuvent aider à déterminer la capacité d’un candidat à s’intégrer au sein d’une équipe, à s’épanouir dans son travail. De plus, lorsqu’ils sont valorisés par un manager, ils peuvent devenir un véritable levier de motivation et d’efficacité ! Cela semble donc bien difficile de ne pas les prendre en compte…

D’abord, savoir les identifier…

Il est avant tout important de bien se connaître, de parvenir à identifier ceux qui nous correspondent réellement, et pas uniquement ceux que l’on pense, ou ceux que l’on aimerait posséder. En d’autres termes, soyez objectifs, et sollicitez l’avis de vos proches, collègues ou supérieurs hiérarchiques objectif. Réfléchissez également aux aptitudes que vous mettez réellement en œuvre au cours d’une journée de travail… Et listez progressivement tous les soft-skills qui vous correspondent.

Et surtout… Les mettre en avant !

Une fois identifiés, les soft-skills doivent être mis en valeur : Apprenez donc à en parler, préparez-vous à les valoriser, même en situation de stress dû au contexte d’un entretien !

Nous nous sommes par exemple intéressés à l’histoire de Jeff, un demandeur d’emploi américain qui a misé sur son sens de l’humour et son sens de l’autodérision, pour trouver un poste … Sa technique ? Créer un CV « de l’échec », appelé aussi un « relevant résumé », comprenant des rubriques originales, telles que ses  compétences non-acquises, ses mauvaises références ou encore ses missions manquées. Il indique par exemple « J’ai du mal à me souvenir des noms », ou encore « Je ne suis pas très efficace dans ma prise de notes en réunion, mais j’en ai l’air puisque je dessine ». Ce CV, très drôle et décalé, lui a permis de décrocher 5 entretiens d’embauche, sur 10 CV envoyés… Plutôt efficace, non ?!

Mais sans passer par cet extrême, l’idée est de ne pas hésiter à montrer et à valoriser vos soft-skills en entretien. Profitez par exemple de la question type « Quelles sont vos qualités / défauts ? », et présentez les soft-skills pertinents, correspondant le mieux au poste pour lequel vous postulez.

Et surtout, une fois embauché, mettez-les en œuvre, et cultivez ces soft-skills !